LA FOLLIA MADRIGAL               LFM

 

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  1- GOUVY - 4e TRIO opus 22 - Allegro con brio

  2- GOUVY - 4e TRIO opus 22 Larghetto

  3- GOUVY - 4e TRIO opus 22 - Minuetto-Trio

  4- GOUVY - 4e TRIO opus 22 - Finale - Allegro Vivo

 

 

  5- GODARD - Trio n°1 opus 32 - Allegro

  6- GODARD - Trio n°1 opus 32 - Tempo di minuetto moderato

  7- GODARD - Trio n°1 opus 32 - Andante quasi adagio

  8- GODARD - Trio n°1 opus 32 Allegro vivace

 

 

Trio WERTHER

 

Le Trio Werther se distingue par l’exploration d’univers musicaux particulièrement éclectiques. Beethoven, Schumann ou Mozart, mais aussi Rachmaninov et Chostakovitch, Debussy et Godard, Turina et Hallfter : la richesse et la variété de son répertoire (une cinquantaine de trios actuellement) intéressent les saisons musicales et les Festivals les plus prestigieux. Il y propose ainsi des cycles musicaux (Intégrale des trios de Beethoven) ou des séries thématiques (romantisme en France et en Allemagne, musique de chambre et opéra, peintres et musiciens...). A sa création en 1995, le Trio Werther a privilégié les compositeurs français, et inscrit à son répertoire, outre Ravel, Debussy ou Fauré, les chefs-d’œuvre méconnus de Février, Ropartz, Godard... Son premier disque, en 1999, est d’ailleurs consacré au lorrain Théodore Gouvy ( Trio opus 22, LFM 0299001). Il recueille les louanges de la presse spécialisée (Répertoire, Le Monde de la Musique, Diapason). Parallèlement, le Trio Werther a continué de nourrir son insatiable curiosité musicale, en puisant dans le répertoire espagnol (Turina, Granados, Breton) ou russe (Taneïev, Schnittke...). Il attire rapidement l’attention de plusieurs compositeurs, et multiplie les créations, écrites à son intention. La recherche et la maîtrise d’un répertoire peu ou jamais joué ont donné au Trio Werther un autre regard pour une interprétation forte et originale du grand répertoire, qu’il privilégie aujourd’hui.

 

Théodore GOUVY

Louis-Théodore Gouvy est né le 3 juillet 1819 à Goffontaine (aujourd'hui banlieue de Sarrebrück) dans une famille d'industriels de la métallurgie. Bien que d'origine française, Gouvy naît prussien et il n'a comme premier souci que de retrouver la nationalité française.

Après quelques études sans grand succès, il se consacre enfin à la musique, suit les cours de Elwart au conservatoire de Paris et devient, après un siècle d'un oubli inexplicable, le compositeur majeur que l'on découvre actuellement.

Son oeuvre immense comprend de la musique pour piano, de la musique de chambre (dont 5 Trios), 6 symphonies, des mélodies pour voix et piano (40 poèmes de Ronsard), des cantates et de la musique religieuse (Stabat Mater...).

Vers le milieu du XIXème siècle, le genre du trio avec piano se ressent de l'héritage des grands maîtres : Beethoven et Haydn.

Gouvy n'échappe pas à cette règle. Mais il a su, insuffler dans son oeuvre un air nouveau, fait d'un mélange d'influences germaniques et françaises.

Dans son quatrième trio par exemple, le premier mouvement évoque Mendelssohn par sa construction claire et bien charpentée. Le Larghetto est une romance digne de ce qu'un Massenet a produit de meilleur, long chant des cordes conduisant à un climat impressionnant de force et d'émotion. Le Menuet s'éloigne violemment du modèle Beethovénien et s'apparente plus volontiers aux tumultueux Scherzi de Chopin.

Le finale, ou y est savoureusement introduit un motif d'opérette, nous fait penser à Hervé ou à Offenbach.

Le Trio en Fa, Opus 22, est en quatre mouvements et date de 1858.

 

 

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